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Le suicide de Marjorie : victime d’intimidation

2 Déc

Normalement adepte d’une plume légère et du fou rire, j’ai décidé de me propulser hors de mon créneau pour dénoncer une situation qui m’a déconcertée.

Dans ce dossier, je le crie : l’injustice me démange et la stupidité me répugne. J’entretiens aussi une « gracieuse » pensée pour l’irresponsabilité des parents des agresseurs ainsi que des responsables à l’école.

L’intimidation a toujours existé, mais comme plusieurs problèmes de société, elle est souvent fort banalisée et balayée du revers de la main. Tous les prétextes sont bons pour amoindrir l’impact que cette peste peut avoir sur autrui… c’est un piège qui nous guette tous,  surtout lorsqu’on positionne l’intimidation au rang du « niaisage » d’ados.

Ceci dit, mea culpa, j’ai déjà banalisé des situations qui ont été portées à mon attention par des adolescents de mon entourage. Toutefois, la réalité est bien plus abrupte que ce à quoi on peut s’attendre.

Pour verser de l’huile sur le feu, les principaux concernés sont  souvent peu expérimentés et déficients sur le plan du jugement. Ils n’ont pas la capacité de comprendre la portée de leurs actes, du moins jusqu’à ce qu’ils ne se retrouvent du côté tranchant de l’arme.

Insouciants et impudents, ils manipulent à l’insu des autres une arme dangereuse sans comprendre qu’une balle, ça peut tuer.

 L’impact des médias sociaux
Les adolescents sont branchés par intraveineuse sur Facebook, ils y veillent sur leur cote de popularité avec avidité, y développent des clans et y puisent les faits saillants de leur vie sociale.

Entretenant un égo de paon ou la honte d’un lépreux, ils sont tous là, bien à l’affût des derniers potins.

Alors que pensez-vous ? Une fois sortis de la cour d’école, la réalité des jeunes se poursuit sur un tout autre terrain de jeu.

Pour les victimes, c’est synonyme d’une situation sans issue. On transforme soudainement l’intimidation en un véritable virus qui contamine sa vie privée à la vitesse de l’éclair. Cela signifie qu’il n’y a plus d’endroit où se réfugier et certes de moins en moins d’alliés pour s’en sortir.

Exponentiellement, les commentaires désobligeants, les menaces et les potins se propagent en faisant de nouveaux adeptes qui ne veulent qu’adhérer à un mouvement populaire.

Le cas de la petite Marjorie vous poigne au cœur ?
Moi aussi. J’ai eu la nausée et un fort sentiment d’impuissance.

Quels crimes avait-elle bien pu commettre pour être condamnée au bûcher de cette façon? Nous avons tous la réponse… aucun. Même ayant été la pire pécheresse, ses crimes seraient certes beaucoup moins graves que ceux commis par ses agresseurs.

Par souci de ne pas régresser au même rang que ces sociopathes irréfléchis ou encore me plonger dans l’art diffamatoire, je tairai leur identité et même les pensées que je leur réserve.

Une seule chose dont je me réjouis – peut-être ne le réaliseront-ils pas toute suite – mais un jour lorsque la maturité les gagnera et les « désabrutira », ils connaîtront à leur tour la force du regard des autres.

Une note d’espoir ?
Je côtoie des ados et ai souvent reçu des confessions qui démontraient clairement que c’est monnaie courante dans les écoles. Une grande partie des gens qui intimident le font pour gagner l’approbation et le regard admirateur des autres. Tu fais un faux pas, es affligé d’un handicap, suscites la jalousie par ta beauté, ton intelligence ou encore tu as indigné ce héros du mépris qui se vengera avec plaisir à ta santé? Voilà, une victime est née!

Comment s’en sortir alors que l’école est obligatoire et qu’à chaque matin tu dois aller te jeter dans la gueule du loup ? L’école peut s’avérer un cauchemar, une prison obligée, dirigée par des responsables trop occupés.  Les abus physiques et psychologiques, ce n’est pourtant pas une mince affaire.

Voici avec Marjorie une autre situation qui a complètement dérapé pour nous faire réaliser à quel point il faut garder l’œil ouvert et tendre l’oreille à nos jeunes.

Aux parents, sans violer le jardin secret de votre ado, tendez la perche à savoir ce qui se passe et gardez un œil sur son utilisation des médias sociaux. Les ados ne sont pas tous outillés pour utiliser ces outils de masse judicieusement.

Ses derniers mots

Voici la lettre laissée à la mère de la victime :

«Maman, je suis désolée de ce que j’ai fait. Tu es la meilleure maman au monde. Je vais être ton ange gardien. Ma place est en haut (…) . J’ai de la misère à quitter ce monde, mais je pense que ce sera pour un monde meilleur (…). C’est la faute de la vie, des gens jaloux qui veulent gâcher notre bonheur».

Marjorie Raymond, 15 ans, s’est suicidée le 28 novembre dernier suite à de l’intimidation vécue à l’école. Ce sont les derniers mots qu’elle a adressés à sa mère, sous forme de lettre.

Mon opinion

Cela fait réfléchir. En tant que société, c’est signe qu’il faut faire quelque chose pour contrer ce fléau.

Le look cul de singe, c’est quoi ?

25 Nov

Dotée de longs cheveux blonds raides (parce qu’on sait que la longueur est déterminée à la naissance (!)) je me devais en fille digne d’être fille, de ne pas être satisfaite.

J’ai donc opté pour le chocolat… noir…

Après m’être mutilée du cheveu, j’ai vite compris comment pouvaient survivre tous ces minis salons de coiffure obscurs qui bordent les rues à Montréal.

Et oui… il y a d’autres filles aussi.

Sans rédiger une thèse expliquant mes moments marquants de noirotte/brunette/rougette/jaunette et blanchette qui s’en suivirent ainsi que de la dégradation assez soudaine de mes poils de tête (de mon poil de tête pour les intimes), voici la conclusion de mes expérimentations capillaires.

Le brun, c’est bien ; un moment.
Mais, pour faire partir le foncé après « le moment » il faut du décolorant. Qui dit décolorant dit cheveux secs et abîmés qui dit quelques centimètres en moins.
(-2 cm cheching!)

Le jaune : la couleur transitoire
On aime toutes le jaune. Le jaune inégal qui crie : « Avant, j’étais brune, moi ! »
Qui dit jaune dit : « Il faut faire quelque chose ».
Je viens d’être brune, alors retournons vers notre blond national !
Solution : décolorant.
(-2 cm cheching!)

Le blanc ; ça se salit vite…
Des beaux cheveux argentés (du moins ce qu’il en reste), ça vous dit ?
Une fois l’été terminé et la grisaille de l’automne qui plombe sur nous, il faut faire quelque chose. Optons pour de la chaleur!
Après les décolorants, on veut se donner un peu de pep, alors pourquoi ne pas se débarrasser des pointes cassées?
(-2 cm cheching!)

Le roux, c’est bien ; la journée-même.
Le lendemain, on se retrouve avec une tignasse brun terne et un carnet de rendez-vous au salon pour aller se refaire peinturer la couette. Mais, malgré tout, assez tenace lorsque l’on veut se diriger vers n’importe quelle autre couleur… Du joli.
Résultat de l’équation : décolorant.
(-2 cm cheching!)

Le look « cul de singe ».
Et voilà, on atteint la destination finale nommée de mon cru : Le look « cul de singe ». Ce moment magique où on ne veut plus d’une tignasse à faire tourner les têtes mais seulement que nos beaux cheveux naturels plates.

On n’ose plus les blonds aguichants ou les rouges criants, mais on se satisfait d’un plumage semi-naturel, sec, terne et court.

Ennuyées, les secondes sont comptées avant que nous nous retrouvions à nouveau sur la chaise de la coiffeuse, prêtes à affronter une nouvelle aventure.

Le prix de consolation dans tout ça?
Vu le peu de cheveux qu’il reste, ça coûte moins cher!

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